Ross farm : Un musée d’histoire vivante.

Ross Farm est un musée d’histoire vivante qui présente les pratiques, techniques et savoirs-faires agricoles de culture anglo-germanique tel que vécu sur une ferme familiale du 19e siècle en Nouvelle-Écosse. Situé à New Ross, Nouvelle-Écosse, l’institution a pour mission d’offrir des activités éducatives à une clientèle familiale et scolaire pour la transmission de ce patrimoine.  Avec des espèces et variétés de légumes et d’animaux patrimoniaux, les visiteurs sont invités à s’immerger dans un contexte agricole en participant aux divers travaux.

Les activités de l’organisme muséal sont principalement axées sur l’animation personnifiée du patrimoine, la démonstration de corps de métiers et savoir-faires, visite de sentiers d’interprétation, participation à des ateliers de confection d’outils et éléments traditionnels, élevage d’animaux de race patrimoniale et bien plus.

Le visiteur est aussi invité à prendre part à divers événements spéciaux qui on cours tout au long de l’année.

Parti du réseau muséal provincial : Nova Scotia Museum

Ross Farm est partie du réseau des musées provinciaux de la Nouvelle-Écosse. Ce réseau regroupe près de 25 institutions dans l’ensemble de la province et sont généralement des musées éducatifs basé sur des corps de métier ou des industries de la province et adapté à une clientèle familiale.

Mon expérience

Personnellement j’ai bien aimé ma visite éclaire de cette institution, bien que j’aurai aimé prendre plus de temps pour découvrir ce qu’elle peut offrir. Avant d’entrer dans les détails de ma visite, il faut d’abord une petite mise en contexte.

Contexte

Cette visite du 29 avril s’est effectuée dans le cadre de la rencontre nationale annuelle des chefs de convivia de Slow Food Canada en Nouvelle-Écosse. Notre voyage organisée par Michael Howel, leader de Slow Food Nova-Scotia Mainland et chef propriétaire du restaurant le Tempest de Wolfville m’a donné l’opportunité de découvrir plusieurs producteurs et commerces agroalimentaires de la province. Notre visite de Ross Farm s’est effectuée vers midi pour un dîner permettant l’échange et une brève introduction conviviale entre les divers délégués de convivia canadiens.

À notre arrivée

Nous avons été accueillis par l’une des responsable du musée dès notre arrivé à Ross Farm. On nous explique grosso modo la mission de la ferme et ce qui en fait sa particularité. Peu de temps après, le responsable des projets agricoles nous rejoint et nous invite à le suivre pour découvrir quelques rutabaga qui viennent d’être déterrés du sol après un hiver, dans une tentative de préservation expérimentale.

La technique

Notre visite coïncide avec le jour où l’agriculteur responsable, déterre quelques navets, enterrés tout l’hiver. Il nous explique que les fermiers Anglo-germaniques ont adoptés cette technique perpétrée par les Acadiens occupant les régions avoisinantes.

Selon les dires de l’agriculteur, les Acadiens enterraient les légumes-racines tel les navets sous terre pour les conserver tout l’hiver durant lorsque ces derniers ne possédaient pas de caveaux à légumes. Les agriculteurs enterraient les légumes à une profondeur de deux à trois pieds de profondeur pour protéger les aliments des petits rongeurs creusant des tunnels sous la surface superficielle du sol en hiver.

Apparemment, les légumes racines ainsi enterrés demeurent savoureux et d’une bonne fermeté. Selon l’agriculteur, cette technique était aussi utilisé comme assurance récolte au cas où une famille ne pouvait se procurer des semences une année. Il était coutume de laisser plusieurs de ces légumes racine en terre et après une durée de deux ou trois ans, ils produisaient de nouvelles semences.

Le repas

Suite à ces explications, nous nous sommes dirigés vers une maison avoisinante du poulaillers, pour assister à un copieux repas tel qu’il aurait été servit en Nouvelle-Écosse au 19e siècle sur une ferme familliale.

Au menus :

  • Petits pains fermiers au beurre et sauce « gravy ».
  • Soupe en crème.
  • Porc « Birkshire » espèce patrimoniale.
  • Pommes de terres pilées salées.
  • Navets pilé sucré.
  • Carottes bouillies.
  • Gâteau au gingembre avec caramel.

Le repas, servit par des dames en habits d’époque fut terminé par le service du thé.

Brève visite du site

Après ce trop copieux repas pour des contemporain qui ne doivent faire les travaux aux champs, nous avons été invités à visiter les étables de la ferme et découvrir quelques variétés d’animaux patrimoniaux. Cheval percheron canadien, cochon Birkshire, Taureau Canadien et autres.

Une surprise de taille

Nous avons été surpris d’apprendre que le taureau canadien de Ross Farm est originaire du Québec. Encore plus surpris de constater qu’il fut fournis par la ferme d’André Auclair de Saint-Paulin, dans la Vallée de la Batiscan. C’est ce même agriculteur qui à travailler avec une équipe dirigée Françoise Kayler et les convivia Slow Food Vallée de la Batiscan et Slow Food Abitibi pour protéger la génétique de cette race.

Le projet de sauvegarde de la race patrimoniale de la vache canadienne à permis à cette institution muséale de se procurer un véritable spécimen reproducteur. Comme quoi que les espèces admises dans l’Arche-du-goût et qui font l’objet de valorisation local par le mouvement Slow Food et d’autres organismes à un impact direct et concret, bien au delà des limites géographiques imaginées.

En conclusion

Ce fut une visite intéressante mais qui aurait pu durée bien plus longtemps tellement l’offre de cette institution est variée. Je vous laisse donc ici sur quelques clichés pris sur le site de Ross Farm.

D’autres billets en liens sur la réunion nationale de Slow Food Canada à suivre.