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Terroir Québécois : Innovation ou traditions?

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Terroir Québécois : Innovation ou traditions?

Posted on 11 septembre 2010 by admin

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Ce billet est parti de la série sur le Terroir québécois, publiée sur le blogue gastronomique coquorum-ars.com.

Cette semaine nous nous intéressons à la notion de tradition tel que présentée dans le proposé de définition du terroir, premier billet de cette série.

Partie 5 : Entre innovation et traditions

Si l’on revient à la définition proposée pour le terroir, il est décrit que le tout est inscrit dans la tradition. Or, qu’est-ce que la tradition comme telle?

Ce que signifie « tradition »

Un concept hautement rattaché à la culture des communautés humaines, ce terme tire ses origines dans le Latin classique du XIIIe siècle, en emprunt au terme « tradition » signifiant « action de remettre. »

Dans les faits il existe plusieurs définitions du terme tradition, que ce soit en histoire, en anthropologie, sociologie ou autres sciences. Toutes ne recoupent pas les mêmes aspects, mais en voici deux exemples.

Antidote

Selon le dictionnaire du correcteur Antidote, une tradition peut prendre la définition suivante :

« Manière de penser, de faire ou d’agir, transmise par les générations antérieures »

Le Petit Robert

« Manière de penser, de faire ou d’agir, qui est un héritage du passé. »

UNESCO

L’UNESCO, quant à elle nous propose dans le cadre de la politique sur la sauvegarde du patrimoine immatériel, la définition suivante de tradition qui est relativement complète :

 

« A tradition is a particular set of cultural processes practiced by a particular group of people over some amount of time. The makeup of that set of processes, the manner in which they are performed, and the roles played by particular individuals are subject to negotiation by the group of practitioners involved. An individual may, and usually does, participate in more than one tradition. »

 

Proposition de définition :

Bien que les définitions de tradition présentées plus haut soient fort intéressantes, je tiens à formuler la définition suivante dans le cadre du terroir.

« Une tradition est un ensemble d’actions ou de pensées codifiées, partagées et pratiquées par une communauté qui y associe une charge émotive évoquant le caractère distinctif de l’identité de la communauté. »

Nous pouvons alors affirmer que pour qu’une tradition existe, il est impératif de réunir ces trois caractéristiques :

  • Partage d’une pratique en continu
  • Empreinte d’une charge émotive
  • Qui revêt un caractère d’identité

L’Innovation comme origine d’une tradition?

À la base de toute tradition, il y a un facteur distinctif, voir innovant qui permet à une communauté de se différencier des autres et donc, de bâtir un des fondements d’une identité si cette innovation entre dans les moeurs de cette communauté précise.

Dans un tel cas, il ne serait pas étrange de voir les innovations régionales en terme agroalimentaire devenir les fondements des terroirs de demain.

Quand une pratique devient-elle tradition?

Au Québec l’on dit souvent que nous en somme à inventer nos terroirs, à les conçois. Dans une telle optique, il est bon de se demander quand une pratique, ou une innovation régionale devient-elle une tradition.

La question de temps est bien relative. Certaines traditions sont millénaires, centenaires, d’autres, beaucoup plus jeunes, sont pratiqués durant quelques générations à peine.

Mais est-il possible de voir une tradition s’établir et reconnu comme tel durant une seule et même génération? Est-il possible de voir une tradition ancrée dans l’identité d’une communauté après seulement une décennie?

Ici, je n’ai pas de réponse précise, seulement un conseil de prudence. Le vrai test d’une tradition, c’est sa transmission et sa pratique par une communauté localisée à la génération suivante.

En bref

Le concept de tradition peut être élastique, mais aucune tradition alimentaire ne s’instaure en quelques années seulement, il faut faire passer l’épreuve du temps aux techniques agricole, de production ou de transformation pour voir si cette dernière sera adoptée par une communauté.

Un des aspects souvent oubliés dans une tradition, est l’importance de la charge émotive que celle-ci doit évoquer et son caractère identitaire.

 

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Gâteau aux fruits

Posted on 06 janvier 2010 by admin

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Le gâteau aux fruits, voilà un met bien particulier.

En effet, c’est suite à l’article de Stéphnie Bérubé « Recyclez votre gâteau aux fruits », paru dans La Presse du 12 décembre page A27, ainsi que l’entrevue donnée à Paul Houde dans l’émission « Montréal maintenant » en compagnie de Bob le chef le 22 décembre 2009 que je me fais demander de plus en plus de questions sur ce mets traditionnel du temps des fêtes.

C’est donc à la demande de plusieurs que je vous poste ici un très bref historique du Gâteau aux fruits ainsi que ses signifiants culturels.

L’Origine

L’origine du gâteau aux fruits remonte à la plus haute antiquité romaine et s’est précisée sous sa forme actuelle vers la fin du moyen âge. Constitué de nombreuses épices (cardamome, cannelle, gingembre, girofle…), de noix, de fruits confits et arrosés d’alcool fort (brandy), ce gâteau revêt tout un symbolisme religieux et côtois de nombreux cousins modernes, tels les Panettones italiens et Stöllen Allemand.

Ingrédients et symboliques

Les ingrédients le constituant sont réputés avoir des vertus spirituelles, mais aussi médicinales. Les amandes représentant la vie éternelle pour les Romains vu sa grande capacité de germer dans toutes conditions. Les épices, couramment utilisées en médecine pour rééquilibrer nos humeurs (ancien système médical) servaient à réchauffer les cœurs et le corps contre les possibles maladies induites par un environnement trop froid et humide. Les fruits secs ou confits quant à eux étaient soigneusement conservés pour occasions festives.

Au Québec

De tradition britannique, il fut apporté au Québec par l‘arrivée massive de loyaliste au XVIIIe siècle tout comme le fameux plum-pudding. Les Canadiens d’alors, préfèrent d’autant plus les fruits confits et les épices, adoptent le fameux gâteau au détriment du plum-pudding.

D’abord un plat qui se prépare en famille, la parenté se réunit pour en faire la préparation pendant la fête de l’avent, soit un mois précédent Noël. On confectionnait ces gâteaux en quantité pour les consommer les dimanche de décembre précédent Noël, mais surtout pour les offrir à la parenté et aux amis estimés.

Il existe autant de versions de ce gâteau qu’il y a de familles. Sa composition et sa recette est une façon de montrer à tous, ses moyens financiers, mais aussi d’épatez la galerie par les formes et les quantités produites.  Recevoir un gâteau aux fruits est en quelque sorte une façon se faire souhaiter une bonne santé et d’affirmer que le donneur vous estime fortement. De plus, selon la tradition chrétienne, il s’inscrit dans la préparation de la venue du Christ en s’inscrivant dans le même rituel que les chorales de Noël et autres manifestations festives précédentes la Noël, une façon d’oublier les mauvais jours.

Alors voilà de quoi vous contenter quelque peu d’ici un ouvrage plus poussé sur le sujet.

 

Bien à vous,

 

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CITATION GOURMANDE

« For at the same time many people seem eager to extend the circle of our moral consideration to animals, in our factory farms and laboratories we are inflicting more suffering on more animals than at any time in history. » — Michael Pollan