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Sula : Vin de bouleau lettons

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Sula : Vin de bouleau lettons

Posted on 21 juillet 2011 by admin

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crédit www.sula.lv

Une expérience en soit.

L’un des produits étrangers les plus curieux que j’ai ramené du Salone del Gusto 2010, est certainement un vin de bouleau.

Eh oui, un vin de bouleau. Ce qui est curieux, c’est que j’ai acheté une bouteille sans même avoir goûté au produit. C’est l’artisan lui-même, Linards Liberts de Sula, qui m’a vendu son produit au kiosque de Slow Food Letvia. Linards a réussi à me convaincre d’acheter son vin parmi ses sirops, vodkas et autres produits conçus à partir de bouleaux.

 

Le jeune homme, parmi les seuls à faire ce type de production en Europe m’a convaincu quand j’ai goûté son sirop de bouleau qui était ma foi exquis et sans rien à voir avec ce qu’il se fait au Québec.

Parlant principalement letton et russe, notre courte discussion fut des plus sympathique autour de son sirop de bouleau simplement délicieux et aux arômes d’amertumes à peine plus élevé que le café.

Il semble que quelques-uns de nos collègues chez Slow Food Latvia (Lettonie) en font une grande production, mais le leur est beaucoup moins amer que le nôtre, il est même sucré.

 

Mais malgré cet excellent sirop, j’avoue avoir été beaucoup intrigué par ce vin de bouleau et en ai donc acheté une bouteille. Avec toutes les dégustations et le temps à manger en Italie, j’ai attendu mon retour au Québec pour ouvrir la bouteille, en compagnie de la famille, et déguster ce vin.

Un verdict étonnant

Le goût, une combinaison de vin blanc aux notes légèrement acidulées, comparables à certains vins d’Alsace, mais surtout un complexe d’arômes en second plan qui nous rappelé la sève de bouleaux jaunes du Québec, et ce, sans aucun arrière-goût d’amertume ni trop de tannins.

Je dois dire que le produit m’a vraiment séduit et je ne regrette que d’avoir acheté une seule bouteille de cet alcool fort intéressant.

D’autres produits

Le producteur fait de nombreux autres produits à base de l’eau de bouleau qu’il récolte lui même par un procédé similaire à la récolte d’eau d’érable artisanale. En plus du vin de bouleau, nous pouvons déguster :

  • Eau de bouleau congelée
  • Eau de bouleau fraîche
  • Eau de bouleau fermentée
  • Sirop de Bouleau
  • Vodka de Bouleau
  • Eau de bouleau pasteurisée

Cette diversité de confection en produits de bouleau peut assurément donner quelques idées à nos quelques producteurs de sirop de bouleau québécois. Ne serait-il pas intéressant de trouver sur les tablettes de la SAQ un jour ce type de produit, fait ici, en s’inspirant de techniques de production lettones?

En bref :

À essayer si vous pouvez vous le procurer.

Site Internet du producteur : sula.lv

 

 

 

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Eat In ou manifestation par la nourriture!

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Eat In ou manifestation par la nourriture!

Posted on 26 novembre 2010 by admin

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Quand l’acte de manger devient manifestation!

Qu’est-ce qu’un Eat-In

Un Eat-In est une manifestation publique qui rejette le modèle d’une alimentation industrielle, de piètre qualité et qui s’inscrit dans une optique de rapidité et d’anonymat en brisant le rôle central que l’alimentation joue et doit jouer, soit d’être un moyen d’unification sociale et d’affirmation de l’identité.

Un Eat-In promeut d’abord le plaisir de manger, la convivialité, la consommation d’aliments de qualité, diversifiés, artisanaux et qui permettent l’expression de notre identité.

Une petite histoire des Eat-In

Ce type de manifestation est issue de la mouvance de ces manifestations au suffixe « –in », il y a que le célèbre bed-in de John Lennon et Yoko Ono à l’hôtel reine Élisabeth de Montréal.

Cette formule fut reprise sous différentes formes tels les Sit-in étudiants, les Kiss-in des mouvements pour les droits LGBT et autres.

La première manifestation du genre Eat-In fut tenue dans le cadre de Slow Food Nation (2008) à San Francisco, une sorte de Salone del Gusto des produits artisanaux américains.

Par la suite, de nombreuses manifestations de ce genre ont vu le jour dans des pays où le réseau Slow Food est présent.

Comment ça fonctionne

Les participants s’inscrivent à l’événement généralement par le biais d’un site internet où ces derniers sont invités à échanger sur la formule et sur le thème à adopter.

De là, les gens sont divisés en équipe de travail qui comporte normalement des chefs locaux, des aides de chefs, des emplettes et d’autres s’occuperont du transport et de l’installation des tables et des chaises pour investir l’espace public.

Le choix du lieu pour une telle manifestation est capital. On préférera un lieu commercial, une cour alimentaire, un centre d’achat ou autres lieux publics qui sont clairement des lieux de promotion de la restauration rapide, de faible qualité et fortement industrielle.

L’édition de Terra Madre 2010

J’ai participé à cette édition, coordonnée par Aine Morris du Youth food movement, en compagnie de mon collègue Cédric Fontaine de Terroirs Québec.

L’ont nous proposais d’investir la tour nord du Lingotto, ancienne usine reconvertie en centre commercial et centre de foire, pour installer nos tables, chaises et manger en toute convivialité dans ce centre de consommation.

Qu’y mange-t-on?

Lors de l’édition de Terra Madre « Eat-In : Our territory », nous avons eu la chance de déguster des spécialités piémontaises ainsi que des aliments apportés par des participants de par le monde.

Votre hôte à apporter à ce repas du sirop d’érable artisanal qui a littéralement fait rêver quelques fermiers italiens. Ces derniers goûtaient à l’érable pour la première fois. Des confrères Slow Food UK nous ont fait essayer un jus de petits fruits fort intéressant.

En vidéo

Une première vidéo où Aine Morris nous présente ce qu’est un Eat-in (anglais)

Une seconde vidéo pour montrer les participants à la manifestation. Ceux qui me connaissent me verront quelques secondes avec un foulard rouge au coup. (anglais)

En bref

Une affirmation du besoin de célébrer les produits régionaux et le terroir en
refus à une nourriture industrielle, rapide, de piètre qualité et dénaturée de sens et d’identité.

 

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Terra Madre 2010

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Terra Madre 2010

Posted on 05 novembre 2010 by admin

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Une rencontre internationale des communautés de la nourriture

Comme je vous l’ai annoncé ici il y a plus d’un mois, je fus délégué de Slow Food Montréal, pour la rencontre internationale des communautés de la nourriture Terra Madre, qui prit place à Turin (Italie) du 21 au 25 octobre dernier.

Ma mission en Italie, faire la rencontre de délégués en provenance de 171 pays pour écouter, échanger, discuter et m’inspirer de ce qui se fait de par le monde pour une eco-gastronomie bonne, propre et juste.

En compagnie de mes collègues Cédric Fontaine, Catherine Lefebvre, Katerine-Lune Rollet, nous avons partagé notre réalité montréalaise avec plus de 5000 délégués, et je ne sais combien d’observateurs et journalistes.

Terra Madre regroupe principalement des producteurs artisanaux, des chefs, des étudiants, des journalistes, des jeunes et musiciens en provenance de 163 pays. Il s’agit du plus grand rassemblement des communautés de la nourriture au monde et une célébration de la diversité culinaire, culturelle, linguistique et des savoir-faire.

Pour mieux comprendre cet événement, je vous invite à visionner le vidéo Terra Madre People en fin d’article.

Au programme :

  • Conférences
  • Ateliers et forums d’échanges
  • Marché des communautés
  • Parcours éducatif : « À l’origine du goût »

Particularité de la 4e édition

La première édition (2006) fut d’abord une occasion de rencontre entre producteurs. Par la suite, les chefs, étudiants et jeunes se sont joints subséquemment à cette biennale.

Ce qui marque cette année (2010) c’est l’importance donnée aux peuples autochtones et aux populations marginalisées.

Production d’un document politique

Un des accomplissements des plus importants de l’édition 2010, c’est la participation des délégués de Terra Madre dans l’élaboration d’un document politique-cadre qui se veut approfondir de nombreux thèmes cruciaux pour notre planète et le monde agroalimentaire.

Plusieurs Ateliers de la terre ont eu pour objectif d’élaborer et détailler ces grands thèmes. Le document, qui se veut un outil fonctionnel pour les acteurs politiques et de la société civile, proposera nos solutions pour l’élaboration d’un monde alimentaire alimentaire durable, basé sur des valeurs d’une alimentation bonne, propre et juste.

Le document en question, sorte de manifeste, sera publié officiellement au cours de l’année 2011.

Des rencontres marquantes :

Ce qui est des plus intéressants d’un tel événement mondial, ce sont les rencontres que nous faisons en dehors du cadre des conférences, en dehors de la programmation officielle. La majorité des Canadiens furent logés à Oulx, un village dans les Alpes à plus d’une heure de train ou d’autobus de la ville de Turin.

Un petit village, des Canadiens qui se rassemblent sur le thème de la nourriture et un bar à proximité, je vous laisse imaginer nos soirées à déguster vins, bières et grappa locaux.

En bref j’ai eu le plaisir de rencontrer des chefs de Toronto, Calgary, Vancouver, Montebello, Gatineau et d’ailleurs. S’ajoute au groupe des producteurs de fromage, des maraîchers, des éleveurs bio et bien plus.

Vais-je retourner à Terra Madre? Sans aucun doute, prochaine édition en 2012

Pour en savoir plus

Vidéo « Terra Madre People » présentant ceux que rassemble Terra Madre (sous-titré en français)
Vidéo de la cérémonie de fermeture par Carlo Petrini partie 1 partie 2 partie 3 (Italien)

Site Internet de l’événement : www.terramadre.org

 

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Terroir Parisien? Un coffret par Yannick Alléno

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Terroir Parisien? Un coffret par Yannick Alléno

Posted on 29 octobre 2010 by admin

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Un coffret, des livres

Le titre peut sembler intrigant, voir grotesque pour plusieurs Nord-Américains, mais c’est pourtant le titre du dernier coffret de livres publiés par le Chef Yannick Alléno du Meurice de Paris, trois fois étoilées Michelin.

L’auteur nous présente en fait un coffret de trois documents, soit un livre « Recettes », un second « Galerie » en plus d’un journal « La feuille de chou ».

Ce coffret est publié par la maison Laymon (Paris) et seulement distribué en Europe pour le moment. Cependant, il est fort à parier que vous pourrez vous en procurer une copie en faisant une commande à la Librairie gourmande du Marché Jean-Talon.

Recettes

Mi-livre de recette, mi-livre de design culinaire, ce livre nous propose les recettes des classiques de la carte « terroir » du Meurice. Assurément des images à vous en mettre l’eau à la bouche, les recettes ont le mérite d’être bien écrites et simples à comprendre. On s’imagine facilement réaliser des plats semblables aux photos.

Fait marquant de ce livre, outre ces délectables recettes, ce sont quelques montages photo inclus dans l’ouvrage qui ont un air fortement politique.

Une photo de balles de foin devant le Louvre, ou encore une marche militaire de pommes de terre devant l’arche de triomphe sont présentes pour vous étonner, vous faire réagir.

Galerie

Il s’agit d’une collection de clichés par Jean François Mallet qui illustre de façons très soignées les différents aliments issus des microterroirs parisiens ainsi que les producteurs qui font vivre ces produits propre à cette région.

La feuille de chou

Cet ouvrage est plus particulièrement dédié à la démarche du chef et de ses acolytes et explique la nécessiter d’un tel coffret et de porter une si grande attention aux microterroirs parisiens.

Une rencontre

J’ai eu la chance de faire la rencontre de ce chef réputé dans le cadre d’un atelier du goût de la série « nourrir la ville » au Salone del Gusto, à Turin (Italie)

M. Alléno nous a expliqué sa démarche de création culinaire pour le menu « terroir » du Meurice, en se basant sur les anciens microterroirs de la région de Paris et d’Île-de-France. En réalité, il s’agit d’une démarche pour « réhabiliter la mémoire gustative de l’Île-de-France »

Le travail s’est effectué de pair avec un organisme qui distribue des produits régionaux aux chefs du Tout-Paris, mais aussi avec la collaboration d’aujourd’hui, sur la carte « terroir » du Meurice, 70% des aliments constituant le repas proviennent directement de la région de Paris ou d’Île-de-France, comparativement à une proportion de 30% sur les menus réguliers.

Un tel menu n’est possible que par le soutien direct des restaurateurs aux quelques producteurs qui font persister une quarantaine de produits patrimoniaux propres à la région sur les 250 environs, répertoriés précédemment les grandes guerres.

Passéiste les terroirs?

Au contraire du Québec où nous en sommes à créer nos terroirs, bien des Français voient cette notion comme passéiste. C’est bien de cette vision que le chef Alléno tente de se dissocier et de redonner une noblesse à ces produits d’exception.

Le but, offrir une cuisine actuelle et savoureuse, une réinterprétation de ces produits qui marquent le patrimoine de la région.

Un menu spécial terroir à haut contenu local

Voilà ce que vous trouverez au Meurice si la chance vous amène de ce côté, un menu à plus de 70% constitué de ces aliments de Paris même ou de la grande région, contrairement à la proportion de 30% des cartes régulières du restaurant.

Une menace plane

Bien que des producteurs de spécialités régionales subsistent, ces microproducteurs, souvent en milieu urbain ou périurbain, sont constamment menacés par les développements résidentiels qui empiètent de plus en plus sur les espaces cultivables. Cela menace jusqu’à la disparition même d’une variété alimentaire, d’un terroir.

Ici comme en France, les gens ne perçoivent que trop rarement la valeur développée, productive et rentable des terres et espaces de production alimentaire au nom du « développement » immobilier qui est plus « rentable » côté taxation pour les pouvoirs locaux.

La solution?

Créer un groupe d’achat sous un modèle similaire à l’ASC où les chefs des restaurants de Paris garantissent d’acheter l’ensemble de la microproduction de ces produits particuliers.

Cette garantie d’achat permet aux microproducteurs de s’assurer un revenu et de pouvoir faire face aux pressions de vente des lieux de production de leurs variétés et aliments spécialisés constituant les microterroirs parisiens.

Une dégustation

Lors de cet atelier du goût, nous avons dégusté le « Gratiné des Halles avec croûtons de comté » ainsi que trois bières de la région et deux cidres.

Le verdict, délicieux, mais étonnant. En effet, je m’attendais personnellement à déguster des vins, mais la région de Paris est de loin beaucoup plus propice à la production de bières et de cidre que de quelques vins que ce soit.

Les bières

Les trois bières sont originaires de la Brasserie Volceleste, en Vallée de la Chevreuse, furent présentées de la plus légère à la plus corsée. Cette brasserie fut fondée en 2006 et opérée par Emmanuel Rey, qui confectionne des bières à partir de ces propres céréales, soit le froment et l’orge. Personnellement j’ai de loin préféré sa bière brune, la plus corsée, mais la plus intéressante côté complexité organoleptique.

Les cidres

Les cidres quant à eux furent excellents tout simplement, un tranquille et un doux qui possède des arômes fort intéressants. Le producteur, la famille Faillis, utilisent des assemblages de plus d’une vingtaine de variétés, ce qui permet d’obtenir une signature particulière dans le goût, bien balancé par le savoir-faire du producteur.

Mot de la faim

En somme, ce coffret de Yannick Alléno est des plus intéressant, pour les yeux comme la bouche. Le genre de rencontre sous le format atelier du goût fut des plus privilégiés et une expérience fort agréable.

Je terminerai ce billet simplement par une citation de Yannick Alléno

« Sans grands produits il n’y a pas de grande cuisine »

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CITATION GOURMANDE

« La découverte d’un mets nouveau fait plus pour le bonheur du genre humain que la découverte d’une étoile. » — Jean Anthelme Brillat-Savarin